Bonjour à tous,
Le 2 mai dernier, je publiais une nouvelle à l’effet que le CSS des Premières-Seigneuries s'associait avec l'école privée virtuelle ÉtudeSecours pour l’été 2026.
À la suite de cette publication, deux faits m’ont marqué :
1) L’algorithme de Meta m’a inondé de publicités de diverses entreprises – dont plusieurs que je ne connaissais pas – qui se font un devoir de monnayer l’échec, l’anxiété des parents ou encore celui des enfants ;
2) La journaliste Daphnée Dion-Viens a dévoilé une perle sur le site de R-C : certaines écoles publiques ont maintenant recours à une entreprise privée pour offrir des cours en ligne à des élèves pendant l’année scolaire en raison notamment de la pénurie d’enseignants (lien vers le texte).
En lien avec ce partenariat public-privé pour les cours d’été, le CSS de mes enfants a choisi soigneusement ses mots afin de nous vendre l’idée de cette nouvelle normalité:
« Au terme de cette présente année scolaire, il se peut que votre enfant ait besoin de faire un cours d’été, un cours préparatoire ou une reprise d’épreuve. Depuis janvier 2026, nous travaillons en étroite collaboration avec Études secours, organisme scolaire accrédité qui offre des cours en ligne de façon synchrone. En avril dernier, vous avez donc reçu l’offre de services de notre part. »
Vous remarquerez - et ce n’est pas le fruit du hasard – que le CSS utilise le mot « organisme scolaire » plutôt que l’expression « école privée ».
Cette offre de services consiste, grosso modo, en des cours d’été au même coût que l’an dernier, soit 450 $/cours (cependant, il y aura environ 20 heures de cours en moins). De plus, l’élève peut s’inscrire à 2 cours, soit un en AM et un en PM.
Mais ce n’est pas tout.
Il y a une autre GRANDE nouveauté : peu importe ses résultats pendant l’année, l’élève peut s’inscrire aux cours d’été.
Vous avez bien lu.
Pour ta réussite scolaire, l’important, c’est que ta carte de crédit obtienne la note de passage.
À tort ou à raison, certains parlent des cours d’été comme de l’école Poudlard ou encore du département des miracles.
Mais.
Pourquoi tant d’élèves ont besoin de cours d’été ? Comment aider les élèves qui proviennent de milieux à faible revenu ? Comment « sauver » les élèves pendant l’année scolaire ?
Peu importe les réponses à nos questions, il n’en demeure pas moins que les cours d’été sont une source profonde d’iniquité.
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