Un peu rouillé, mais très heureux de retrouver Pascale et Paul-Raphaël dans leur émission quotidienne au FM93. Aujourd'hui, on jase de la rentrée scolaire.
À la suite de ma publication du 23 juin dernier, j'ai échangé sur ma page FB à propos des cours d'été.
Voici une question d'un lecteur qui m'a forcé à préciser ma pensée. Je vous laisse ici l'échange :
Q - Je comprends le malaise. Dans le contexte actuel, pourquoi penses-tu que le CSS (ou les CSS) optent pour cette solution plutôt que pour l'embauche / utilisation des enseignants déjà à son emploi? Est-ce qu'ils ne réussissent plus à en recruter ou est-ce qu'ils économisent ainsi?
R- Avec des ressources humaines et financières limitées, les CSS doivent faire des choix. Plusieurs CSS décident donc de refiler la facture des cours d'été aux parents. Comme le mentionneIsabelle Trempe, certains CSS exigent un seuil minimal afin de s'inscrire aux cours. D'autres non. Tu comprendras qu'à 450 $/cours, il y a donc une forte sélection par le portefeuille. Imagine l'élève qui peut ou qui doit s'inscrire à deux cours !
On peut aussi supposer que la sous-traitance des cours d'été résultera à une hausse des coûts dans les prochaines années...
Toutefois, mon questionnement va beaucoup plus loin. Pourquoi tant d'élèves sont en échec ? J'oserais même ajouter : pourquoi tant d'élèves sont en échec malgré la baisse de nos exigences ? Est-ce que le tableau de bord du ministre Drainville ne pourrait pas nous fournir des chiffres en lien avec les cours d'été ? Malgré une réussite à un cours d'été, est-ce que l'on peut affirmer que le cours en question a été efficace pour le jeune ? Est-ce qu'un cours d'été est la solution pour combler les déficits d'un jeune ? Je crois sincèrement que non. La grande majorité du temps, je vois des élèves qui ont encore les mêmes grandes lacunes. Mes collègues pourraient sûrement en témoigner eux aussi. C'est comme si on pensait qu'un cours d'été était une pilule miracle qui règle, comme par magie, l'apprentissage des notions dans une matière donnée.
Comment peut-on vraiment aider un jeune pendant les 10 mois d'école ? Comment consolider les acquis pour l'année suivante ? Quelles sont les approches à privilégier pour nos jeunes en difficulté ? Est-ce que l'on devrait offrir davantage de tutorat ? Est-ce que certains services, comme l'orthopédagogie, sont sous-exploités pour diverses raisons ? Est-ce que des élèves sont assis sur la mauvaise chaise pendant l'année ?
Et on pourrait continuer longuement la discussion en posant d'autres questions, en discutant, en cherchant des explications et en proposant quelques pistes de solution.
Une chose est certaine : nous sommes engagés sur la mauvaise voie !
Sur une autre note, ça me rappelle un texte écrit au JDM en 2017 et intitulé "Passage à 58% : le réveil des martiens" (lien ici). J'y parle de modération des résultats par le ministère, du tripotage de notes au secondaire et du passage d'un niveau à l'autre malgré un échec.
Extrait de la dernière partie de la chronique :
"Pour les martiens parmi nous, je dois vous avouer qu’il y a encore pire.
Saviez-vous que les élèves passent d’un niveau à l’autre avec un ou des échecs dans certaines matières ? Nul besoin de trafiquer les notes.
Le petit Sylvain a 57 % en math de 6e année ? Il poursuivra ses apprentissages dans la classe de 1re secondaire de M. Dancause et il aura probablement 51 %. Il poursuivra ensuite sa route vers un autre échec retentissant en 2e secondaire.
Des histoires comme ça, les profs pourraient vous en conter des milliers. Du début du primaire jusqu’au secondaire.
Il faut savoir que selon la recherche et le ministère, au primaire et au premier cycle du secondaire, il ne devrait pas y avoir de redoublement. En effet, les conséquences négatives pour l’élève seraient supérieures aux bénéfices qu’il en retire.
Bref, l’évaluation, c’est beaucoup plus qu’une simple note sur un bulletin.
L'évaluation vise principalement à soutenir la progression de l’élève : elle représente une aide à l’apprentissage. Ainsi, l’enseignant pourra ajuster ses interventions en conséquence.
L’évaluation vise aussi à rendre compte du développement des compétences pour établir le bilan des apprentissages. À partir de ce dernier, il sera possible de déterminer ce qui convient à l’élève : parcours adapté à ses besoins, nécessité de mesures de soutien spécifiques, ajustement du plan d’intervention, etc. (Politique d'évaluation des apprentissages du Québec)
De par la nature de son travail, l’enseignant souhaite mettre tout en œuvre afin d’aider rapidement et efficacement les élèves en difficulté. Par contre, impossible d’y arriver seul.
L’enseignant doit faire partie d’une équipe interdisciplinaire au service de la réussite. Il a besoin du support et de l’expertise des professionnels et du personnel de soutien concernés par la situation d’un élève (orthophoniste, orthopédagogue, TES, etc.).
Dans l’expression « l’évaluation au service de l’élève », il y a le « au service » qui devrait orienter nos actions.
Dans le cas de notre équipe au service de l’élève, on peut dire qu’elle a été décimée par les coupures. L’élève en difficulté d’une classe « régulière » est souvent laissé à lui-même. L’intervention interdisciplinaire précoce et adéquate est l’exception plutôt que la norme.
Le problème n’est pas le fait de poursuivre malgré un échec. Le problème est que notre système scolaire crée de l’échec à répétition.
Il est là, le véritable drame, mes amis martiens."
Le 2 mai dernier, je publiais une nouvelle à l’effet que le CSS des Premières-Seigneuries s'associait avec l'école privée virtuelle ÉtudeSecours pour l’été 2026.
À la suite de cette publication, deux faits m’ont marqué :
1) L’algorithme de Meta m’a inondé de publicités de diverses entreprises – dont plusieurs que je ne connaissais pas – qui se font un devoir de monnayer l’échec, l’anxiété des parents ou encore celui des enfants ;
2) La journaliste Daphnée Dion-Viens a dévoilé une perle sur le site de R-C : certaines écoles publiques ont maintenant recours à une entreprise privée pour offrir des cours en ligne à des élèves pendant l’année scolaire en raison notamment de la pénurie d’enseignants (lien vers le texte).
En lien avec ce partenariat public-privé pour les cours d’été, le CSS de mes enfants a choisi soigneusement ses mots afin de nous vendre l’idée de cette nouvelle normalité:
« Au terme de cette présente année scolaire, il se peut que votre enfant ait besoin de faire un cours d’été, un cours préparatoire ou une reprise d’épreuve. Depuis janvier 2026, nous travaillons en étroite collaboration avec Études secours, organisme scolaire accrédité qui offre des cours en ligne de façon synchrone. En avril dernier, vous avez donc reçu l’offre de services de notre part. »
Vous remarquerez - et ce n’est pas le fruit du hasard – que le CSS utilise le mot « organisme scolaire » plutôt que l’expression « école privée ».
Cette offre de services consiste, grosso modo, en des cours d’été au même coût que l’an dernier, soit 450 $/cours (cependant, il y aura environ 20 heures de cours en moins). De plus, l’élève peut s’inscrire à 2 cours, soit un en AM et un en PM.
Mais ce n’est pas tout.
Il y a une autre GRANDE nouveauté : peu importe ses résultats pendant l’année, l’élève peut s’inscrire aux cours d’été.
Vous avez bien lu.
Pour ta réussite scolaire, l’important, c’est que ta carte de crédit obtienne la note de passage.
À tort ou à raison, certains parlent des cours d’été comme de l’école Poudlard ou encore du département des miracles.
Mais.
Pourquoi tant d’élèves ont besoin de cours d’été ? Comment aider les élèves qui proviennent de milieux à faible revenu ? Comment « sauver » les élèves pendant l’année scolaire ?
Peu importe les réponses à nos questions, il n’en demeure pas moins que les cours d’été sont une source profonde d’iniquité.
Et ces nouvelles « procédures », dans plusieurs CSS de la province, ne viennent en rien corriger cette injustice.
Pour l'été 2026, le CSS des Premières-Seigneuries s'associe avec l'école privée virtuelle ÉtudeSecours. Ainsi, les élèves de ce CSS devront s'inscrire dans une école privée afin de pouvoir "sauver" leur année scolaire. Un PPP qui donne la nausée.
Sur la Rive-Sud de Québec, le CSS de la Côte-du-Sud n'est pas en reste en offrant un généreux choix à sa clientèle : s'inscrire à l'école privée ÉtudeSecours ou encore à l'école privée Succès Scolaire. C'est pas beau ça ?
Quand tu penses que le réseau public a atteint le fond du baril, y'a toujours quelqu'un pour te démontrer que ça peut encore être pire.
En passant, c'est quoi au juste les trois valeurs fondamentales de l'évaluation des apprentissages au Québec ?
Quatre conseils scolaires d’Edmonton et de Calgary ont déclaré avoir retiré 103 ouvrages des bibliothèques d’écoles primaires et secondaires. Cette liste a été revue à la baisse après la mise à jour de l’ordonnance du ministère de l’Éducation visant à bannir des contenus visuels à caractère sexuel auprès des enfants (lien vers la nouvelle de R-C).
J'en discute avec l'équipe du retour au FM93 à Québec :
Cette histoire n'est pas sans rappeler quelques événements récents en Ontario et au Québec. Voici quelques liens supplémentaires si le sujet vous intéresse :
L'équipe du retour au FM93 avait le goût de faire un retour sur les 2 nouvelles règles à l'école (cellulaire et vouvoiement) et de jaser un peu de la possibilité d'une année scolaire à 2 bulletins :
La proposition du vouvoiement à l'école est arrivée lors du colloque des jeunes caquistes à l'automne 2024. La proposition initiale suggérait le vouvoiement obligatoire dès la 5e année du primaire.
Je le sais. J'ai participé à la discussion à titre de panéliste invité.
Perplexe, j'ai mentionné aux participants que ceux et celles qui connaissent les élèves par leur nom n'aiment pas beaucoup la microgestion (je sais, c'était un peu baveux). Que les règles de vie de la sorte doivent être prises par les équipes-écoles. Que le vouvoiement existe déjà dans une multitude de milieu et que tout se passe bien.
Et quelle fut la réaction du prochain participant à prendre le micro ?
Il a proposé d'étendre la règle jusqu'au préscolaire. Proposition acceptée à la majorité par la relève caquiste.
Puis, question de faire plaisir à sa relève, François Legault est venu dire au micro qu'il allait demander à son ministre un plan sur la discipline à l'école...
Vous connaissez le plan en question ?
Moi non plus.
Mais grâce au gouvernement, esti que ça va ben aller pour gérer une classe en 2026.
Gracieuseté d'une journaliste de La Presse qui dort au gaz, une vieille nouvelle a refait surface cette semaine. Plusieurs médias ont d'ailleurs abordé le sujet au cours des journées de lundi et mardi.
J'en ai parlé lors de ma chronique dans le retour au FM93 :
Le cinquième épisode de mon nouveau podcast Classe à part est maintenant disponible sur la chaîne YouTube de blvd 102.1.
Cette semaine, en compagnie de Sébastien Proulx, on s'intéresse au travail du ministre de l'Éducation : attentes du milieu envers le ministre, rôle du ministre vs rôle de son ministère, interactions du ministre avec les divers groupes (p.ex. syndicats, CSS, parents, citoyens, etc.).
Pour ceux et celles qui préfèrent le format audio, vous pouvez nous trouver sur Apple, Spotify et BLVD.
Le quatrième épisode de mon nouveau podcast Classe à part est maintenant disponible sur la chaîne YouTube de blvd 102.1.
Cette semaine, en compagnie de Steve Masson, on s'intéresse aux neuromythes, aux stratégies d'études, à l'utilisation de la technologie en éducation, et à l'impact de la musique et des devoirs sur l'apprentissage.
Pour ceux et celles qui préfèrent le format audio, vous pouvez nous trouver sur Apple, Spotify et BLVD.
Le deuxième épisode de mon nouveau podcast Classe à part est maintenant disponible sur la chaîne YouTube de blvd 102.1.
On jase de santé mentale chez les jeunes, avec Mélissa Généreux, médecin-conseil à la Direction de la santé publique de l'Estrie et autrice du livre Renforts. Au menu : constats, causes possibles des troubles chez nos jeunes, pistes de solutions individuelles et collectives pour aller bien et aller mieux.
Pour ceux et celles qui préfèrent le format audio, vous pouvez nous trouver sur Apple, Spotify et BLVD.
Le premier épisode de mon nouveau podcast Classe à part est maintenant disponible sur la chaîne YouTube de blvd 102.1.
On jase de santé physique chez les jeunes, avec Joël Beaulieu, spécialiste en motricité et en pédagogie sportive. Au menu : la place de l'éducation physique dans nos écoles primaires et secondaires, l'offre parascolaire en sports inter et intra, les concentrations sportives au primaire et au secondaire, le rôle de l'école et celui des parents.
Pour ceux et celles qui préfèrent le format audio, vous pouvez nous trouver sur Apple, Spotify et BLVD.
J'ai développé une belle relation avec les médias depuis les 10 dernières années. J'ai pas mal écrit et j'ai également donné un très grand nombre d'entrevues. Bref, je suis habitué à recevoir les questions.
Question de sortir de ma zone de confort, pour la première fois de ma vie, je fais le saut du côté du rôle de l'animateur. En effet, j'animerai le nouveau podcast Classe à part sur les ondes de BLVD 102.1
Lors des 5 prochaines semaines, j'explorerai un thème spécifique à l'éducation avec mon invité.e. C'est un rendez-vous à tous les lundis à 19 h ! Le contenu sera aussi disponible sur YT et les plateformes de streaming.
Pour cette 2e chronique, on discute des portes ouvertes, de la multiplication de l'offre des projets pédagogiques particuliers et de leurs effets positifs et négatifs :
Par un beau vendredi après-midi, on termine la semaine de travail à l'école avec une discussion relaxe sur la rentrée et l'importance de créer des liens avec nos élèves :
Je suis très heureux de vous annoncer que je relèverai un nouveau défi au FM93.
En effet, j'aurai le privilège de faire partie de la belle équipe de collaborateurs qui sera en compagnie de Paul-Raphaël Charron et Pascale Picard dans leur show du retour.
Je suis de retour à Noovo Info Québec afin de parler "éducation" avec Jean-Simon. Aujourd'hui, pour notre première de la saison, on discute de la rentrée :
Lors d'une mêlée de presse, le 30 juillet, Bernard Drainville répondait pour la première fois aux questions des
journalistes quant à la saga du financement du réseau de l'éducation (voir les 3 vidéos ci-dessous).
Si j'étais DG d'un CSS, le membre d'un CA ou
encore directeur d'école, j'aurais vraiment le feu au cul à la suite de sa
récente sortie.
Dans un ministère où devrait régner la
pédagogie, le ministre de l'Éducation préfère la démagogie. Il semble incapable
de s'éloigner de la partisanerie. Plutôt que d'avoir l'honnêteté de dire les
vraies choses, le ministre Drainville tente de retourner la situation à son
avantage.
En écoutant ses propos, on peut rapidement
comprendre sa stratégie de manipulation de l'opinion publique :
1) Faites la démonstration de votre planification et de votre bonne foi : "Nous, on travaille avec
les CSS depuis plusieurs mois […] Ce qui est important, c'est qu'on livre
l'investissement après avoir consulté, après avoir écouté."
Ah bon ! Pourquoi le réseau a-t-il appris la
nouvelle le 12 juin dernier ? Pourquoi des CA ont-ils écrit au ministère ?
Pourquoi certains DG ont pris le micro ? Pourquoi les CS anglophones menacent
de se tourner vers les tribunaux ? (ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici)
2) Faites la démonstration de votre rigueur :
"C'est pas un bar ouvert".
Ce qui s'applique pour les écoles ne semble pas s'appliquer au
gouvernement en place. Un beau deux poids, deux mesures. (ici)
3) Faites la démonstration que les autres gèrent
mal : "Le réinvestissement qu'on fait, il s'accompagne de mesures
d'efficacité, pis de réduction de la bureaucratie, pis de la réduction des
dépenses administratives."
Bref, ce n'était ni une mauvaise décision ni une
erreur. Le grand boss est la pauvre victime d’une bande de profiteurs et
d'incompétents.
4) Faites la démonstration statistique de votre
générosité : "Le budget de l'éducation, il a augmenté de 58 % depuis 2018 […]
Cette année, ça va être 5 %".
J'aimerais qu'on m'explique le fameux 58 %.
Quel est le % lié à l'augmentation des salaires, à l'inflation et aux
infrastructures ? Quel est le % lié à l'augmentation du nombre d'élèves ? Quel
est le % lié à la baisse de la taxe scolaire en 2019 ? Après ça, on pourra
jaser des services directs aux élèves. (ici, ici, ici et ici)
Enfin, pour le 5 % cette année, le ministre
contredit les chiffres de son propre ministère... (ici)
5) Faites la démonstration que le dossier avance
: "Je vais répondre à des questions plus précises et plus spécifiques à la
rentrée".
Improvisation libre ayant pour titre On construit l'avion en plein le
vol. On verra ben. J'le sais pas. Durée : interminable.
6) Faites la démonstration que vous êtes là pour
les bonnes raisons - contrairement aux autres : "C'est pour les élèves que
l'école existe, pis ces réinvestissements-là, c'est pour les élèves qu'on l'a
fait."
C'est beau et noble, n'est-ce pas ? Mais tout comme sa prestation Cowboys Fringants, ça sonne un peu faux...
En somme, le comportement du ministre Drainville est
un excellent exemple de tout ce que je déteste de la politique. Il n’a aucun
respect pour les gens qui travaillent sur le terrain. Je peux maintenant affirmer, sans
aucun doute, qu'il est le pire ministre de l'Éducation que j'ai connu au cours
de ma carrière.
P.-S. Merci à un
contact qui a filmé la mêlée de presse du ministre.
Le site de l'Association des directions générales scolaires du Québec (ADGSQ) nous informe que 13 de ses membres quittent leur emploi. Qu'est-ce qu'il faut en penser ?
J’étais brûlé au printemps 2024. Physiquement et
psychologiquement.
Je pensais que la grève m’avait fait mal.
J’étais fatigué d’écrire.
À la suite d’une longue réflexion, j’ai décidé d’arrêter mes
chroniques au Journal, en me disant : « On verra ben pour
l’automne, j’veux pas penser à rien cet été ! »
Pis l’automne est arrivé… avec un contrat au 98.5, à blvd
102.1 et à Noovo info Qc. En rétrospective, cela représente un peu plus d’une
cinquantaine de chroniques éducation pour l’année scolaire 2024-2025.
Je suis privilégié.
J’apprécie ces opportunités où l’on m’offre de m’ouvrir la
trappe.
Et je suis maintenant plus en forme ! (bon, je me suis
blessé à la pêche, mais ça reviendra 😊)
Pendant cette belle année, j’ai compris l’origine de ma fatigue 2024
: mon p’tit cœur.
J’ai été hospitalisé pendant quatre jours en octobre.
J’ignorais si j’allais être capable de revenir dans ma classe et sur les ondes.
C’est que, voyez-vous, on a fini par découvrir que mon p’tit
cœur avait un gros problème d’arythmie. En plus de la médication quotidienne,
j’ai mis fin au café, à la bière et j’ai ralenti – pas mal - ma consommation de
vino.
Chanceux, je suis revenu rapidement en classe et sur les
ondes. Ma santé s’est grandement améliorée.
Du point de vue « ouvrir sa trappe dans les
médias », j’ignore ce que je ferai à l’automne, mais on verra ben, j’veux
pas penser à rien cet été !
J’en profite donc pour vous souhaiter un bel été. Profitez
d’un temps de qualité avec vos proches.
Merci d’être là depuis bientôt 10 ans et de vous intéresser à l’éducation.
En passant, j'ai oublié un point afin d'expliquer la hausse des "dépenses" en éducation : l'instauration d'un taux unique de taxation scolaire en 2019.
Plutôt que de procéder à des coupes chirurgicales, la CAQ a décidé d'utiliser la scie à chaîne. Un massacre qui risque de faire souffrir le réseau pendant longtemps. J'en discute lors de ma chronique matinale :
Aujourd'hui, à Ça va aller loin, Geneviève et moi discutons de deux récentes nouvelles : un prof de secondaire insulte ses élèves et de nouvelles orientations concernant l’évaluation des élèves suscitent la grogne dans des écoles privées.
Selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec, certains membres du personnel scolaire sont loin d’être des modèles de savoir-vivre. En effet, le harcèlement psychologique touche 41,3% du personnel scolaire et c’est majoritairement de la part des collègues qu’il provient, révèle l’étude.
J'en discute avec Geneviève Pettersen à l'émission Ça va aller loin au 98.5 :
Comme parent et enseignant, une nouvelle récente m'a fait réagir : le nombre de Québécois de 12 à 17 ans vivant avec un trouble de l’anxiété est passé de 9 % en 2010 à 20 % en 2023.
Selon Diane Marcotte, directrice du Laboratoire de recherche sur la santé mentale des jeunes en contexte scolaire, il faut arrêter de dire à nos jeunes qu'ils sont beaux, bons et capables de tout accomplir. Le problème, selon elle, est que les enfants des dernières générations ont eu des parents qui ont souvent trop mis l’accent sur l’estime de soi chez leurs jeunes, même si ça peut partir de bonnes intentions.
Le ministre de l'Éducation était à l'émission Tout le monde en parle dimanche dernier pour présenter les récentes mesures mises en place, dont le vouvoiement en classe et l’interdiction du téléphone cellulaire.
J'en discute avec Geneviève Pettersen à l'émission Ça va aller loin au 98.5 :
Mesures efficaces ou show de boucane ? Les annonces du ministre Drainville, à propos de l'interdiction du cellulaire et du vouvoiement obligatoire à l'école, ont généré une avalanche d'avis.
Ce matin, je discute du rapport intérimaire de la Commission spéciale sur les impacts des écrans sur la santé des jeunes qui recommande d'interdire le cellulaire à l'école. Je suis très heureux d'avoir partagé le micro avec Luc Paquet, directeur d'école :
Ce matin, on discute du nouveau code d'éthique prescrit par le ministre de l'Éducation et de la lettre d'une centaine d'universitaires qui interpellent le Protecteur national de l'élève.
Aujourd'hui, Geneviève et moi discutons de deux sujets :
1) Le CSS de Sherbrooke a décidé d'interdire le livre La version qui n'intéresse personne d'Emmanuelle Pierrot. Une bonne ou une mauvaise idée ?
2) En pleine semaine de la prévention de la violence et de l'intimidation, Bernard Drainville a décidé de faire de l'ombre à sa propre initiative en annonçant un renforcement à la loi sur la laïcité. Opportunisme politique ou urgence nationale ?